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DESARNAUD ANTIQUAIRE à PARIS

Tableaux, Dessins, Estampes, Sculptures, Mobilier et Objets d'Art des XVIIIème et XIXème Siècles, avec un accent particulier pour les époques Empire - Restauration Charles X - Louis Philippe.

Madame Adélaïde de France, Important Buste en Bronze, d'après Félix Lecomte

Madame Adélaïde de France, Important Buste en Bronze, d'après Félix Lecomte

 

D’après Félix Lecomte (1737-1817)

Buste de la princesse Marie Adélaide de France dite Madame Adélaide (1732-1800).

Importante sculpture grandeur nature en bronze patiné.
Signature “Lecomte” au dos.

La princesse Marie Adélaide de France porte une haute perruque ornée de perles et de fleurs typique de la mode à la Cour de Versailles sous le règne de Louis XVI, une robe largement décolletée avec une grande draperie ornée d’une large guirlande de roses.

XIXème SIECLE.

Dimensions :
Hauteur 81 cm.
Longueur 42 cm.
Largeur 30 cm.

Marie Adélaïde de France, dite «Madame Adélaïde», puis à partir de 1752, «Madame», quatrième fille et sixième enfant de Louis XV et de Marie Leszczyńska, est née le 23 mars 1732 à Versailles, baptisée à Versailles le 27 avril 1737 et morte le 27 février 1800 à Trieste.
Alors qu'en 1738, la reine apprend qu'elle ne pourra plus avoir d'enfants et ferme sa porte au roi, les filles cadettes du roi étaient, par mesure d'économie et sur les conseils du cardinal de Fleury, envoyées terminer leur éducation à l'abbaye de Fontevraud, Madame Adélaïde réussit à attendrir son père et resta à Versailles, où elle fut élevée avec ses deux sœurs aînées Madame Élisabeth (qui épousa dès 1739 l'infant Philippe d'Espagne) et Madame Henriette. Les trois fillettes y vécurent dans l'ombre de leur frère le dauphin Louis. Louis XV, qui l'aimait beaucoup, s'amusait à la surnommer «Madame Torchon» en raison de son goût pour les travaux domestiques.
Elle est baptisée dans la religion catholique avec pour parrain Charles de Bourbon, comte de Charolais et pour marraine Louise-Anne de Bourbon-Condé, Mademoiselle de Charolais.
Les années 1760 furent des années de deuil pour la famille royale: en 1759 mourut à Versailles la duchesse de Parme, aînée des filles du roi, en 1761 le duc de Bourgogne, fils aîné du dauphin promis au trône, en 1763 l'archiduchesse Marie-Isabelle épouse du futur empereur Joseph II, en 1765 le duc Philippe Ier de Parme puis peu avant Noël le dauphin, en 1766 le vieux roi Stanislas, en 1767, la dauphine Marie-Josèphe. En 1768 la mort de la reine mit un terme à cette marche funèbre. Le roi mourut le 10 mai 1774 veillé par ses trois filles survivantes et présentes à la cour.
À la mort du Dauphin (1765) puis de la Dauphine (1767), Madame Adélaïde avait été dépositaire de leurs papiers, ainsi que d'une instruction destinée au futur roi. Ce document fut ouvert deux jours après la mort du roi, le 12 mai 1774, dans un petit conseil de famille, en présence du nouveau roi Louis XVI. Il désignait trois premiers ministres possibles : Maurepas, d'Aiguillon et Machault.
En 1782 mourut la discrète Madame Sophie, puis en 1787, Madame Louise (en religion Thérèse de Saint-Augustin).
À l'aube de la Révolution, ne restaient en vie comme enfants de Louis XV et de la reine que Madame Adélaïde et sa sœur Madame Victoire.
Après les événements du 6 octobre 1789, les deux princesses durent quitter Versailles et préfèrent s'installer à Bellevue, près de Meudon (château offert par leur neveu Louis XVI) plutôt qu'aux Tuileries.
Les lois contre l'Église les incitèrent à fuir la France pour rejoindre l'Italie le 20 février 1791.
Leur départ suscita une certaine émotion et elles furent arrêtées et retenues quelques jours à Arnay-le-Duc. Mirabeau les défendit devant l'Assemblée. Raillant l'assemblée qui avait délibéré pendant des heures sur le sort de deux dames qui préféraient entendre la messe à Rome plutôt qu'à Versailles, le tribun obtint que les princesses pussent entrer dans le duché de Savoie dont l'héritier avait épousé leur nièce Clotilde de France. Elles arrivèrent à Rome le 16 avril 1791 où elles rencontrèrent dès le lendemain de leur arrivée, en audience privée, le pape Pie VI.
Cependant la montée au pouvoir de Napoléon Bonaparte et ses conquêtes les contraignirent à fuir encore plus loin, d'abord à Naples (1796), puis à Corfou (1799) et enfin à Trieste, où s'éteignit bientôt Madame Victoire, Madame Adélaïde mourut quelques mois plus tard, le 27 février 1800, à l'âge de 68 ans.


BIOGRAPHIE DE FELIX LECOMTE :


Félix Lecomte (né à Paris le 16 janvier 1737, décédé à Paris le 11 janvier 1817) est un sculpteur français, lauréat du prix de Rome de sculpture en 1758.
Élève d'Étienne Maurice Falconet et de Louis Claude Vassé, Félix Lecomte remporte le premier prix de sculpture en 1758 et entre à l'École royale des élèves protégés. Pensionnaire de la villa Médicis à Rome de 1761 à 1768, il est, dès son retour à Paris, agréé par l'Académie. Il devient académicien en 1771 avec son morceau de réception en marbre Œdipe et Phorbas (Paris, musée du Louvre).
Il débute au Salon de 1769.
Lecomte travaille à la décoration du château de Louveciennes, de l’Hôtel de la comtesse du Barry, de la Maison Guimard, de l’Hôtel d’Uzès.
Il est l’auteur la Vierge et l’Enfant Jésus (Cathédrale de Rouen), œuvre connue et plusieurs fois reproduite, et de quatre statues installées sur l’attique de l’Hôtel des Monnaies à Paris (La Justice, La Paix, La Force, Le Commerce).
Il exécute les statues de Fénelon, d’Alembert, de Rollin et plusieurs bustes : Marie Antoinette, D’Aguesseau, Montesquieu, Paulmier,  Daubenton, Laharpe.
Lecomte réalise le tombeau de l’abbé Terray (Eglise de La Motte Tilly) et termine le tombeau de Stanislas de Pologne (Eglise Notre Dame, à Nancy), œuvre non achevée par son professeur Louis Claude Vassé.
Il devient membre de l’Institut en 1810.
Il est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris le 7 juillet 1792 et confirmé à ce poste le 30 novembre 1794. Il aura à sa mort, en 1817, François-Joseph Bosio comme successeur.

Œuvres conservées dans les collections publiques :

Bayonne, musée Bonnat-Helleu : Jeune Fille tenant deux colombes, statuette en terre cuite.
Nancy, église Notre-Dame-de-Bonsecours : Monument funéraire de Stanislas Leszczynski, 1772, marbre et bronze, conçu par Louis-Claude Vassé, Félix Lecomte en assure l'achèvement posthume.
Paris, Hôtel de la Monnaie, sur l'attique de la façade : La Justice ; La Paix ; La Force ; Le Commerce, statues en pierre.
Paris, Institut de France : François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651-1715), 1777, statue en marbre de la série des « Hommes illustres ».

Paris, musée du Louvre :
Charles Rollin (1661-1741), 1789, statue en marbre.
Charles Rollin (1661-1741), d'après Félix Lecomte, statuette, biscuit de porcelaine dure.
Jean Le Rond d'Alembert (1717-1783), statue en marbre.
Jean Le Rond d'Alembert (1717-1783), 1774, buste en marbre.
Œdipe et Phorbas, 1771, groupe relié en marbre.
François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651-1715), d'après Félix Lecomte, statuette, biscuit de porcelaine dure.
Paris, square Honoré-Champion : Montesquieu (1689-1755), buste en pierre.
Rouen, musée des beaux-arts : Un Esclave accablé de douleur, 1769, statuette en marbre.
Rouen, cathédrale, Vierge à l'enfant (1777).

Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon :
Charles de Secondat, baron de Montesquieu (1689-1755), 1779, buste en marbre.
Marie-Antoinette, reine de France (1755-1793), 1783, buste en marbre.

 

Madame Adélaïde de France, Important Buste en Bronze, d'après Félix Lecomte
Madame Adélaïde de France, Important Buste en Bronze, d'après Félix Lecomte
Madame Adélaïde de France, Important Buste en Bronze, d'après Félix Lecomte
Madame Adélaïde de France, Important Buste en Bronze, d'après Félix Lecomte
Madame Adélaïde de France, Important Buste en Bronze, d'après Félix Lecomte
Madame Adélaïde de France, Important Buste en Bronze, d'après Félix Lecomte
Madame Adélaïde de France, Important Buste en Bronze, d'après Félix Lecomte
Madame Adélaïde de France, Important Buste en Bronze, d'après Félix Lecomte
Madame Adélaïde de France, Important Buste en Bronze, d'après Félix Lecomte
Madame Adélaïde de France, Important Buste en Bronze, d'après Félix Lecomte
Madame Adélaïde de France, Important Buste en Bronze, d'après Félix Lecomte
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